Le Var expérimente une récupération à grande échelle : 600 poules échappent à l’abattage pour intégrer des résidences permanentes et petites exploitations du littoral. Cette initiative, portée par une collectivité locale, s’inscrit dans un mouvement progressif de valorisation des animaux de rente.
Entre Hyères et Saint-Tropez, où se croisent agriculture côtière, tourisme et pêche, ces volailles reclassées trouvent une nouvelle fonction économique. Les foyers bénéficient d’une production régulière d’œufs frais, tandis que les potagers récupèrent un fertilisant naturel. Pour les habitants à l’année, cette pratique redessine les rapports à la consommation alimentaire en favorisant une relocalisation des sources alimentaires.
Ces opérations de « seconde vie » demeurent encore ponctuelles sur le littoral français, mais elles révèlent une préoccupation croissante pour la gestion des flux biologiques. Le littoral varois apparaît comme un laboratoire où convergent réduction du gaspillage et autonomie alimentaire locale.