La Manche n’est pas qu’une autoroute maritime. Ses fonds, entre le Pas-de-Calais et la baie de Lyme Regis, conservent les cicatrices de 1914-1945 : mines amarrées, obus de campagne, projectiles non explosés. Plusieurs centaines de milliers de ces vestiges gisent entre 0 et 80 mètres de profondeur.
Face à cette réalité peu visible, l’OTAN maintient une présence active de déminage. Des navires spécialisés et des plongeurs de combat y opèrent régulièrement, sécurisant les routes maritimes stratégiques tout en protégeant l’écosystème. Cette vigilance constante s’impose : quelque 400 navires commerciaux empruntent ces eaux annuellement, ignorant souvent les dangers qui les entourent.
Ces opérations illustrent un enjeu moins visible que la navigation côtière de plaisance, mais crucial pour quiconque s’aventure au-delà du trait de côte normand ou du Sussex.