Le littoral de Saintes-Maries-de-la-Mer aligne plusieurs kilomètres de sable atlantique. Voici les 5 plages que PLAGEPLAGE recommande — pour le surf, la baignade ou simplement pour regarder l’horizon.
1. Plage de la Goule
L’une des plages emblématiques de Saintes-Maries-de-la-Mer. Plage sélectionnée par PLAGEPLAGE pour son cadre atlantique et ses qualités surf ou baignade.
2. Plage Est
L’une des plages emblématiques de Saintes-Maries-de-la-Mer. Plage sélectionnée par PLAGEPLAGE pour son cadre atlantique et ses qualités surf ou baignade.
3. Plage des Arènes
L’une des plages emblématiques de Saintes-Maries-de-la-Mer. Plage sélectionnée par PLAGEPLAGE pour son cadre atlantique et ses qualités surf ou baignade.
4. Plage privée du Grand Radeau
L’une des plages emblématiques de Saintes-Maries-de-la-Mer. Plage sélectionnée par PLAGEPLAGE pour son cadre atlantique et ses qualités surf ou baignade.
Comment choisir ?
- Pour surfer : La Gravière (niveau intermédiaire à expert) ou La plage Nord avec des cours disponibles.
- Pour les familles : La plage Centrale est plus protégée avec des eaux plus calmes.
- Pour l’isolement : Les plages au nord du lac ont moins de monde dès la mi-journée.
Toutes les plages de Saintes-Maries-de-la-Mer sont surveillées en juillet-août. Drapeaux bleus et verts : baignade autorisée. Drapeau rouge : ne rentrez pas dans l’eau — les courants landais ne plaisantent pas.
Les conditions de baignade varient sensiblement selon la saison. En mai et septembre, l’eau oscille entre 15 et 17°C — combinaison recommandée pour les baigneurs réguliers. L’été, de juin à août, les températures atteignent 19 à 21°C, période où la majorité des visiteurs s’aventure au-delà de la zone de ressac. Les courants littoraux, particulièrement actifs après les tempêtes atlantiques, constituent le principal risque : ils s’orientent nord-sud et peuvent déporter rapidement vers le large. Les sauveteurs en poste signalent que la plupart des incidents surviennent en fin d’après-midi, quand la vigilance s’émousse.
Au-delà de la baignade, le littoral de Saintes-Maries-de-la-Mer offre des conditions disparates selon l’orientation des plages. La Goule et la Plage Est, exposées plein ouest, reçoivent la houle océanique de front — elles demeurent les spots privilégiés pour le surf de novembre à avril, période où les creux dépassent 1,5 à 2 mètres. La Plage des Arènes, légèrement abritée par les terres basses de la Camargue, propose une expérience différente : eau plus stable, moins de vent catabatique, davantage de familles avec enfants en bas âge. Le Grand Radeau, propriété privée depuis les années 1980, impose un accès payant mais garantit un encadrement spécifique et une fréquentation bridée.
L’infrastructure côtière demeure minimaliste. Trois points de restauration seulement — des cabanons de plage sans prétention, fermant généralement en septembre. Les parkings, gratuits l’hiver, deviennent payants à partir de juin pour limiter l’afflux. Une piste cyclable relie les plages principales, utile pour éviter les embouteillages juillet-août. Douches d’eau douce et toilettes publiques existent, mais les standards de confort restent basiques : pas d’équipements haut de gamme, pas de lounges privés, pas de concession à la muséification balnéaire.
Le rapport au paysage mérite attention. Contrairement aux stations normandes ou bretonnes, le littoral de Saintes-Maries-de-la-Mer s’inscrit dans une logique de Delta intérieur — les terres à l’arrière sont lacustres, marécageuses, habitées par des chevaux blancs et des flamants roses. Cette géographie singulière crée une luminosité plate, souvent grise même par beau temps, qui décourage les photographes en quête de teintes post-card. Les photographes de fond, eux, y trouvent matière à réflexion sur le vide et l’espace. Les levers de soleil restent discrets ; les couchers, sur terre, invisibles. La beauté, ici, n’est pas spectaculaire — elle est structurelle.
Enfin, le contexte écologique. La zone côtière longe le périmètre des Saintes-Maries, site Natura 2000 depuis 2004. Certains accès sont fermés en période de nidification (avril-juin) pour préserver les oiseaux limicoles. Les chiens restent interdits de juin à septembre sur les zones principales. Ces contraintes reflètent moins une volonté de restriction qu’une négociation permanente entre usage humain et conservation des écosystèmes lagunaires.