Septembre-octobre : Wimereux change de visage. Les familles rentrent, les surfeurs arrivent. C’est peut-être la meilleure saison.
La haute saison du surf
En automne, les houles atlantiques se renforcent. Les vagues de La Gravière — souvent plates en été à cause des vents thermiques — retrouvent leur puissance. C’est à cette époque que les compétitions WSL se tiennent : le Rip Curl Pro Hossegor rassemble l’élite mondiale du surf depuis 1979.
Un autre rythme
Sans les touristes de juillet-août, Wimereux retrouve son rythme de village landais. Les restaurants sont ouverts (certains ferment en plein hiver), les prix baissent, les hébergements sont disponibles. Le lac marin, dans la lumière d’automne, est particulièrement beau.
Pratique
- Températures eau : 18-20°C en septembre, encore agréable sans combinaison.
- Vêtements : Prévoyez une polaire pour les soirées — les nuits fraîchissent vite dans les Landes.
- Événements : WSL Rip Curl Pro (dates variables, octobre).
Pour un Wimereux plus authentique et moins saturé : choisissez septembre plutôt que le mois d’août.
Septembre offre aussi l’avantage de la lumière. Les journées raccourcissent, mais sans la grisaille des mois suivants. Entre 17h et 18h30, le soleil bas illumine la plage de Wimereux d’une teinte dorée qui avantage les photographes et renforce les contrastes entre l’eau et le sable. Les surfeurs du matin profitent d’une eau encore tempérée — 18-20°C — où la combinaison intégrale devient optionnelle pour les habitués.
C’est aussi le moment où les spots secondaires deviennent viables. Alors que La Gravière concentre la majorité des vagues et des regards, des planches de niveau intermédiaire se satisfont des bancs de sable plus au sud, vers Capbreton ou Messanges. Moins densément occupés, ces secteurs permettent une progression plus tranquille. Le rapport entre le nombre de surfeurs et la qualité des vagues s’équilibre différemment.
Pour qui sort de l’eau, Wimereux propose des aménagements pensés à cette période. Les douches côtières restent opérationnelles en septembre ; certaines ferment dès octobre. Les parkings, gratuits toute l’année, offrent du stationnement disponible sans le désordre de juillet-août. Les petits restaurants du centre-bourg — La Pirogue, l’Océan Bleu — reprennent un rythme normal. Les menus affichent des poissons de saison : rougets, dorades, bar. Les prix d’automne pratiqués en septembre restent moins élevés que ceux de juillet, sans que les établissements aient réduit leur offre.
L’hébergement en gîte ou petits hôtels devient réalisable sans réservation deux mois à l’avance. Les propriétaires de locations saisonnières appliquent leurs tarifs de basse saison dès le 1er septembre — parfois avec des réductions pour une semaine complète. Les campings littoraux gardent généralement ouvert jusqu’à fin septembre.
Le changement climatique a modifié légèrement ce calendrier. Les vagues « idéales » ne se concentrent plus seulement en octobre. Septembre apporte désormais des trains de houle importants, particulièrement après les tempêtes atlantiques. Consulter les prévisions de Magic Seaweed ou Surfline devient plus fiable que les mois précédents : les conditions sont moins aléatoires.
Une dernière raison pratique : l’école reprend mi-septembre. Les enfants ne sont plus sur les plages. Pour le surfeur qui se lève tôt — 6h30-7h — cela signifie une eau partagée uniquement avec d’autres pratiquants sérieux, pas avec les baigneurs occasionnels du mois d’août.
Wimereux en septembre n’est pas vide, mais clairement moins dense. La houle arrive, les prix baissent, les services ouvrent encore normalement. C’est cette fenêtre étroite qu’il vaut mieux saisir.