Passé Bouillante, le paysage se transforme. La route s’affine, les panneaux commerciaux disparaissent, et Pointe-Noire s’affirme comme un secteur distinct du littoral guadeloupéen usuel. Cette commune de 3 000 habitants maintient une économie fondée sur l’exploitation forestière, les cultures cacaoyères et la pêche, bien davantage que sur le tourisme.
Implantée sur le versant ouest de la Basse-Terre, Pointe-Noire s’oriente naturellement vers les Îles des Saintes. L’absence d’infrastructure portuaire ou hôtelière majeure structure cette orientation : les visiteurs y arrivent rarement via itinéraire touristique organisé, plutôt par connaissance locale ou nécessité de transit.
Cette marginalité relative a préservé le littoral d’une urbanisation accélérée. Des criques, accessibles par sentiers escarpés, demeurent peu fréquentées. Le choix de Pointe-Noire réside moins dans une offre packagée que dans la découverte d’un territoire où les logiques économiques et sociales restent indépendantes du secteur touristique dominant.