Deauville incarne depuis 1860 l’art de villégiature à la française. Créée de toutes pièces par le duc de Morny, demi-frère de Napoléon III, elle est restée fidèle à son image d’élégance normande : les planches, le casino, les parasols rayés, les chevaux. Ici, la Manche ne se contemple pas, elle se fréquente avec style.
La plage de Deauville est célèbre pour ses planches — promenade en bois où se lisent les noms de stars hollywoodiennes gravés sur des cabines colorées, souvenir du Festival du Cinéma Américain qui se tient chaque septembre. La plage elle-même est vaste, de sable fin, orientée plein nord ; elle reste fréquentable de juin à septembre, protégée des vents par le relief normand.
L’arrière-pays de Deauville vaut autant que le bord de mer : le pays d’Auge avec ses manoirs à colombages, ses cidres et ses calvados, ses fromages (Camembert, Livarot, Pont-l’Évêque). Les haras nationaux de Saint-Lô ne sont pas loin, et Deauville abrite elle-même deux hippodromes qui animent la saison estivale. Trouville, sa voisine populaire reliée par un pont, offre un marché aux poissons quotidien et une ambiance plus décontractée.
Idéal pour un week-end depuis Paris (deux heures), Deauville se visite toute l’année : en été pour la plage et les courses, à l’automne pour le cinéma et les truffes, en hiver pour la lumière basse sur la côte fleurie.