La crème solaire demeure le geste de protection le plus adopté sur nos côtes. Pourtant, ses mécanismes précis — indices, filtres, application — restent mal compris du grand public. Entre promesses commerciales et idées reçues, une mise au point s’impose pour qui fréquente régulièrement la plage.
L’indice SPF mesure une protection partielle
L’indice SPF (Sun Protection Factor) quantifie uniquement la protection contre les rayons UVB, responsables des coups de soleil et impliqués dans les cancers cutanés. Les rayons UVA, moins visibles mais tout aussi dommageurs, ne figurent pas dans cette évaluation. Selon l’FDA, un SPF 15 filtre 93 % des UVB, un SPF 30 en filtre 97 %, et un SPF 50 atteint 98 %. La progression est donc non linéaire : augmenter l’indice n’accroît la protection que marginalement.
Cette distinction revêt une importance particulière sur les côtes méditerranéennes ou normandes, où l’exposition aux UV varie considérablement selon la saison et la latitude. Un produit labellisé « SPF 50+ » ne signifie pas une protection double par rapport à un SPF 25, mais seulement quelques points de protection additionnelle.