Le parking de la plage de La Baleine, en périphérie de Concarneau, révèle l’état de fragilité d’une dune soumise à une pression croissante. Tassement des accès, affaissement des racines, fragmentation progressive : les stigmates d’une usure saisonnière s’accumulent. Au-delà de l’aspect visuel, c’est la capacité de protection du littoral qui s’érode.
Les dunes bretonnes remplissent une fonction écologique majeure. Composées de sable et de végétation halophile — oyat, panicaut, fétuque — elles constituent une barrière naturelle contre l’érosion, la submersion marine et l’impact des tempêtes. Or, le piétinement répété, la circulation non régulée et la charge anthropique transforment progressivement ces formations en zones de fragilité.
Concarneau incarne un enjeu auquel font face de nombreuses communes littorales : concilier l’accueil des visiteurs et la préservation des écosystèmes dunaires. Cette tension ne relève pas d’une querelle d’aménagement, mais d’une question de viabilité du trait de côte. Les solutions passent par un contrôle du flux piétonnier, la restauration des accès et le renforcement de la végétation stabilisante.