L’été 1950 reste un tournant dans l’histoire du bassin d’Arcachon. Un ouragan d’une rare intensité s’abat sur le secteur de Salaunes et ses alentours, transformant en quelques heures le paysage forestier. Des milliers de pins sont déracinés, leurs troncs couvrant le sol en témoignage de la violence du phénomène.
Le bassin, vaste de 156 kilomètres carrés entre le delta de la Leyre et la côte de Lège-Cap-Ferret, s’était structuré au cours du XIXe siècle autour de l’ostréiculture. Les forêts de pins parasols, plantées massivement pour fixer les dunes, constituaient une protection naturelle contre les tempêtes atlantiques. Cet équilibre, patiemment édifié au fil des décennies, disparaît en quelques heures.
Les dégâts s’avèrent considérables. Les embarcations, outils du travail ostréicole, sont endommagées, tandis que la reconstitution de ces forêts nécessitera des années. Cet événement marque un tournant dans la gestion du littoral aquitain et rappelle la fragilité des écosystèmes côtiers face aux forces naturelles.