Le 19 septembre 2026, des milliers de bénévoles se retrouveront sur les plages, les dunes et les bords de mer de toute la France pour ramasser ce que les vagues ont laissé — ou plutôt, ce que nous avons laissé. C’est le World Cleanup Day, et c’est devenu l’un des rendez-vous les plus importants de la saison.
Ce qu’on ramasse
Les déchets plastiques représentent plus de 80 % de ce qu’on trouve sur les plages. Mégots de cigarettes (le déchet le plus fréquent, partout, sans exception), bouteilles, emballages, cotons-tiges, pailles. Mais aussi des choses qu’on attend moins : cordages de pêche, filets, jerricans, flotteurs. Chaque déchet ramassé est comptabilisé — les données servent à cartographier les flux de déchets marins et à orienter les politiques publiques.
Surfrider Foundation — le réseau principal
Surfrider Foundation Europe coordonne depuis 1989 des opérations de nettoyage sur l’ensemble du littoral. En France, le réseau compte plus de 250 sections locales. Pour trouver un événement près de chez vous : surfrider.eu/ocean-initiatives. L’inscription est gratuite. Le matériel (gants, sacs) est généralement fourni.
Les associations locales
Au-delà de Surfrider, des centaines d’associations locales organisent leurs propres ramassages. Les mairies côtières communiquent souvent sur ces événements en septembre — vérifier le site de votre commune ou les groupes Facebook locaux.
Pourquoi y aller
Pas pour sauver le monde — une journée de ramassage ne résout pas la crise plastique. Mais pour plusieurs autres raisons bonnes : pour mettre les mains dans la réalité concrète d’un problème qu’on connaît surtout en statistiques. Pour passer du temps dehors, en groupe, à faire quelque chose d’utile. Et parce que les plages qu’on nettoie, on les traite différemment ensuite — on y jette moins, on y fait attention plus.
Ce qu’on peut faire le reste de l’année
Le nettoyage du 19 septembre n’est qu’un point de départ. La pratique du plogging — ramasser des déchets pendant sa balade ou son jogging — se répand sur le littoral. Certains surfeurs font systématiquement une poignée de déchets entre deux sessions. Certains plaisanciers nettoient les abords de leur mouillage. Ce n’est pas héroïque. C’est simplement cohérent.