Le phénomène de sécheresse, généralement limité aux mois d’été, s’étire cette année bien au-delà de ses frontières saisonnières. Une localité des Alpes-Maritimes a déclenché son alerte sécheresse malgré l’entrée en automne, mettant en lumière les tensions croissantes autour de la ressource en eau sur le littoral méditerranéen français.
Les restrictions sont concrètes et visibles : les douches de plage, équipement standard du rituel balnéaire, ont fermé. Les habitants ne peuvent plus irriguer potagers et jardins en journée. Ce profil de ville côtière, où la vie s’articule autour de la plage et des petits espaces cultivés domestiques, en est profondément affecté.
Ces mesures touchent d’abord les résidents permanents, loin des vacanciers estivaux, tandis que les bassins versants arrière-littoraux enregistrent des débits historiquement bas. Cette situation interpelle sur les réalités moins visibles que le mythe de la Côte d’Azur : les infrastructures côtières dépendent étroitement de la disponibilité en eau douce, une ressource de plus en plus contrainte par les évolutions climatiques.